Révolution technologique : vers quelle société ?

22 janvier 2018 - Collège des Bernardins, Paris

Intelligence Artificielle, Blockchain, Big Data transforment nos projets.

Conférence OPTIC Talks avec Ruth Porat, Reid Hoffman, Maurice Lévy, Nozha Boujemaa, Adrian Pabst, Laurence Devillers, Cédric Villani, James Manyika et des experts.

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Une rencontre avec :

James Manyika - Directeur et Chairman, McKinsey Global Institute
Ruth Porat
 - Directrice financière de Google & Alphabet 
Reid Hoffman - co-fondateur de Linkedin, Open AI
Maurice Lévy - Président du conseil de surveillance, Publicis Groupe
Nozha Boujemaa - Directrice de recherche à l'INRIA, Directrice de DATAIA Institute - Data Sciences, Intelligence & Society, INRIA & Université Paris-Saclay
Adrian Pabst - Professeur en science politique, Université du Kent
Laurence Devillers - Professeur d'informatique à l'Université Paris-Sorbonne IV - LIMSI-CNRS
Cédric Villani - Député, Mathématicien, en charge de la Mission Villani sur l'Intelligence Artificielle 

et des experts des technologies de rupture.

avec Mounir Mahjoubi - Secrétaire d’État au Numérique 
Conférence en français et anglais, avec traduction simultanée.

 Une nouvelle génération de technologies numériques s’immisce dans tous les aspects de notre quotidien. Ces technologies ne transforment pas seulement la façon dont nous faisons les choses, mais aussi la nature même de nos activités. Comment nous assurer qu’elles soient mises en œuvre en vue du bien commun ? Quelle société bâtissons-nous avec de tels outils ? Quelles sont les révolutions à venir ?

Pour éclairer sur ces enjeux et questions, le Réseau OPTIC, à l’occasion de la publication de ses récents travaux de recherche (voir les sujets ci-dessous), organise un évènement spécial, première édition de conférences annuelles qui auront lieu à Paris la veille du World Economic Forum de Davos :

  • Une introduction par M. Mounir Mahjoubi,
  • Une conversation entre Mme Ruth Porat et M. Reid Hoffman, animée par M. Maurice Lévy.
  • Et une série de keynotes (voir le détail ci-dessous) par des experts et personnalités, sur les thèmes de la confiance, l’empathie, la responsabilité, la place de l’éthique dans le design des innovations, en perspective des révolutions apportées par ces “technologies de rupture”,

Au Collège des Bernardins 
22 janvier 2018, 17h-19h30
22 rue de Poissy, Paris Ve

Sur invitation. 
L'événement est complet.

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Réseau de recherche pluridisciplinaire et internationale créé en 2012, OPTIC anime des groupes de travail
dans les lieux où se développent les technologies de rupture et avec ceux qui conçoivent ces technologies d’avenir.
A Berkeley, Stanford, Boston, Toronto, Genève ou Paris, les experts du réseau étudient l’impact de ces technologies sur les activités humaines et sur nos sociétés.

avec Le Point | KTOtv - avec le soutien de Google | IF-International Foundation | Publicis Groupe | Collège des Bernardins

En partenariat avec le CIGREF | le CRIP | Croissance Plus | Eglise & Innovation Numérique | RCF | YEDC | Zermatt Summit

 

3 groupes de travail, 3 publications : 

Les experts du réseau OPTIC, qui se réunissent et dialoguent ensemble depuis plusieurs années, présenteront pour la première fois au public des résultats issus de leurs recherches communes et collaboratives via trois livres blancs qui seront diffusés lors de la conférence.

Ces publications ont pour sujet :

 

  • Blockchain, au défi de la confiance
    Cette technologie, actuellement connue pour soutenir la monnaie virtuelle Bitcoin, permet de conserver de façon inaltérable la trace des engagements, documents et contrats. Elle permettrait, à terme, de se passer partiellement du système bancaire, des notaires, du cadastre, et offre de nombreuses opportunités en matière de développement durable et de soutien aux populations déplacées, mais présente également de forts risques systémiques.
  • Big data et santé prédictive – prédire le futur de la santé
    La collecte de données de santé pour conforter une expérience de diagnostic est aussi ancienne que la création des premiers hôpitaux. Cependant, la masse de données traitées et les capacités nouvelles offertes par l’intelligence artificielle ouvrent maintenant la voie à une médecine prédictive, voire à une sélection. Si les avantages à court terme semblent évidents, quels sont les impacts sur la liberté du patient, la responsabilité du médecin, la solidarité des systèmes d’assurance et de santé ?
  • Pouvoir régalien et algorithmes, vers l'algocracie
    Dans l'espace numérique, les algorithmes sont partout et de plus en plus présents dans la sphère de l'action publique (orientation scolaire, santé publique...). Dans un contexte sécuritaire dégradé et à la recherche d'une plus grande efficacité garante de son autorité, la tentation est grande pour l’État de recourir à de tels outils au cœur même de la sphère régalienne de la Justice, la Police ou la Défense nationale.

4 thématiques de réflexions, 4 keynotes par les intervenants :

  • Confiance : 
    « In code we trust » pourrait être la devise des plus fervents partisans de la gouvernance algorithmique et de la blockchain, désireux d’éliminer tout intermédiaire et de réguler l’activité de l’Homme. Cette orientation risque-t-elle de détériorer la confiance fondatrice des relations humaines, ou ces technologies peuvent-elles susciter de nouvelles formes de confiance et de lien social ?
  • Empathie :
    Les technologies peuvent stimuler la communication et l’expression des émotions, mais aussi favoriser la manipulation. Dans les activités traditionnellement basées sur l'empathie, comme l’éducation, la santé, et la médiation sociale, le traitement des données de masse peut-il être un atout ou un obstacle dans la compréhension mutuelle ?
  • Responsabilité :
    Dans un contexte de crispations sociale, les acteurs du numériques sont, chaque jour davantage, invités à questionner leur impact sur les relations sociales. En parallèle, les moyens décuplés de la liberté d'expression placent chaque individu devant davantage de responsabilité personnelle. Comment favoriser cette prise de responsabilité mutuelle ?
  • Éthique by design : 
    Il n'existe pas de technologie neutre : leur design porte une conception du monde et sous-tend un projet de société. La portée et les enjeux éthique d'une innovation technologique n'est donc pas une couche à ajouter. Comment en faire une brique du design à intégrer et à définir dès le début du processus d’innovation ?